Les blessures de l'âme

 

L'âme est un être divin aux incarnations multiples. Chacune de ses incarnations devant lui permettre d'apprendre à se connaître, à travers divers apprentissages, constituant ce que l'on appelle la « mission de vie ».

Il est nécessaire que l'âme fasse toutes sortes d'expériences émotionnelles, dans tous les rôles possibles, de manière à ce qu'elle puisse se définir. Le contraste est ce qui lui permet de développer, de révéler, toutes les capacités de cœur qui sont les siennes. Ainsi, nos âmes ont toutes été incarnées à la place du bourreau et de la victime. Du persécuté et du persécuteur. Du mendiant et du riche.

Le choix que fait l'âme de s'incarner à telle époque, dans telle famille, dans tel pays ou dans tel milieu socio-culturel n'a rien d'un hasard. Tout est choisi avant son incarnation afin qu'elle puisse réaliser de la manière la plus efficace possible l'expérience qu'elle est venue mener sur Terre. Cela peut être difficile à comprendre et à accepter, d'autant plus lorsque nous avons, par exemple, été élevés dans une famille au sein de laquelle il y avait peu d'amour. Cependant c'est ce « traumatisme » qui a fait de chacun de nous, la personne que nous sommes aujourd'hui, avec les apprentissages qui en découlent.

Tout au long de ses incarnations, l'âme va être confrontée à des situations émotionnellement perturbantes ; à des scènes de violence physique ou psychologique ; à l'insécurité. Certaines de ces expériences vont être correctement intégrées par l'individu, c'est-à-dire la personne qui véhicule l'âme.

L'intégration signifiant en fait l'acceptation et le dépassement de la situation douloureuse.

Mais d'autres situations vont au contraire créer une crispation, un nœud. L'individu ne parvient pas à accepter ce qu'il s'est passé pour en retirer l'apprentissage qui était nécessaire : c'est ainsi que cette crispation devient une blessure d'âme.

 

Selon les études de Lise Bourbeau, il en existe 5 :

Abandon - Humiliation - Injustice - Rejet - Trahison

Il y a une différence à faire entre avoir été réellement abandonné, rejeté, humilié, ou s’être senti abandonné, rejeté, humilié.  Avoir le ressenti, ne signifie pas qu’en réalité on l’a été. Lors d’une situation, le mental saisit un fait et se l’approprie en faisant abstraction de tout le reste. Ce fait est monté en épingle dans notre esprit et les émotions qui en découlent répondent à des blessures  enfouies. Nous ne voyons plus la réalité dans son ensemble, nous réagissons en fonction de notre monde émotionnel.

Toutes les « blessures » sont l’expression de conflits archaïques  non-résolus par la généalogie qui, à travers la souffrance cherchent à être « guéris ». Elles sont ressenties avec plus ou moins d’intensité selon ce qui est « donné » à chacun de vivre. Il arrive même, que le conflit s’arrête lorsqu’il n’y a pas d’enfant, comme pour dire « plus jamais ça » ! Elles sont donc vécues très tôt dans l’enfance, parfois même pendant la vie intra-utérine. Ensuite, si elles ne sont pas cicatrisées, elles restent actives, et seront re-vécues plusieurs fois dans la vie d’adulte en écho.

C’est la raison pour laquelle, on reconnecte nos blessures, au travers de situations qui les re-stimulent et les réactivent. C’est là, une occasion pour l’adulte que nous sommes devenus de les guérir, c’est comme un appel de l’enfant intérieur, à la guérison (guéris-sont) de ses souffrances. Si l’on reste sourd à cet appel, ces blessures se renforceront.

 

A quel moment se forme la blessure d'âme ?

C'est à la fin de l'incarnation que la blessure est formée. En effet, une situation que vous ne parvenez pas à dépasser aujourd'hui, pourra l'être bien plus tard, donc tout peut se transformer lors de l'incarnation en cours.

Par contre, lorsque l'âme fait le bilan de son incarnation après avoir quitté le corps de l'individu qui la véhiculait, elle va passer en revue les apprentissages réalisés, ou non. Et ce qui n'a pas été transmuté, transformé, s'imprime en tant que blessure en elle, et la suivra au sein d'une ou de plusieurs autres incarnations, afin d'être guéri.

 

Pourquoi est-il si important de se libérer de nos mémoires et blessures d’âme?

Nous l’avons compris, nos expériences de vie plus ou moins traumatisantes, nous alourdissent, et nous laissent des blessures sous forme d'empreintes, de mémoires localisées dans notre corps physique et dans nos corps subtils agissant sur tous les niveaux de notre être: le physique, l'émotionnel, le mental et le spirituel.

Elles sont des informations subtiles dans notre aura, et ont une répercussion sur nos relations, alimentent la disharmonie dans notre couple ou dans notre univers familial (avec nos parents, nos enfants...). Elles impactent également nos relations sociales, notre matérialité ou notre évolution spirituelle.

Ces mémoires ont pour effet de nous limiter, de nous empêcher d'avancer en nous maintenant dans un système de pilotage automatique répondant à d'anciens programmes inconscients, mais qui nous empêchent d'être les vrais pilotes de notre vie.

En travaillant sur elles, nous nous libérons des chaînes de notre passé, et nous ferons vraiment évoluer nos relations. Nous vivrons plus en harmonie avec nous même et par ricochet avec les autres. Nous attirerons à nous des expériences de vies plus harmonieuses.

 

Peut-on éviter les blessures à nos enfants ?

La connaissance de nos blessures et de leurs conséquences peut nous aider à changer nos comportements. Ainsi nous permettons à nos enfants de guérir plus vite, de se révéler, et de prendre leur responsabilité.

Pour guérir l'âme il faut prendre en considération deux points essentiels :

  • Guérir les blessures de l'enfant intérieur, c'est à dire les blessures liées à cette incarnation (histoire personnelle et mémoires familiales).
  • Guérir les blessures liées aux autres vies, autrement dit réparer et réharmoniser son karma.

 

Pour guérir ses blessures d’âme

Se donner le droit d'être humain, c'est se donner de l'amour.

Comme nous n’avons pas toujours la mémoire de ce qui s'est passé quand nous étions petits ou avant de naître, nous allons accuser un de nos parents avec qui nous avons vécu cette blessure en premier. Certaines personnes ne parviennent pas à voir la réalité telle quelle est et préfèrent accuser d'autres personnes. (Par exemple, ne voulant pas voir sa blessure avec le père, on traite son mari ou son fils d’irresponsable ; quelque chose reste à régler avec le père).

Nous réagissons toujours en fonction de nos blessures. 

Prenons l’exemple d’un couple qui vit une dispute, un moment difficile :

  • Avec la blessure d’abandon, le Dépendant dira : « Il/elle va me laisser, en a assez de moi ».
  • Avec la blessure de rejet, le Fuyant dira : « Il/elle me rejette, je ne suis plus important(e), il/elle ne m'aime plus ».
  • Avec la blessure d’injustice,  le Rigide dira : « C’est injuste, je ne mérite pas ça, je ne lui ferai pas une chose comme ça ».
  • Avec la blessure de trahison, le Contrôlant dira : « Il/elle ne comprend rien, il/elle agit comme un bébé ».
  • Avec la blessure d’humiliation, le Masochiste dira : « Qu’ai-je fait ? Il/elle a sûrement honte de moi »

 

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C A P sur l'éveil de conscience