Thérapie familiale

Grégory Bateson (1904-1980), anthropologue et psychologue américain, est l’un des fondateurs de l’école de Palo Alto en 1959, en Californie. Avec des psychiatres comme Milton Erickson et Paul Watzlawick, il développe une approche de la famille comme système et met l’accent sur les phénomènes de communication. La thérapie familiale s’est appuyée sur diverses disciplines : la sociologie, la biologie, l’ethnologie, la psychanalyse, etc.

Les difficultés d’un enfant, qu’il s’agisse de troubles de l’alimentation, d’échec scolaire, de repli sur soi ou de tentative de suicide, sont souvent les symptômes apparents d’une famille en souffrance, d’une famille qui va mal dans son ensemble.

Ces difficultés de l’enfant sont alors comprises et abordées, non plus comme des difficultés individuelles, mais comme le révélateur de relations dysfonctionnelles impliquant parents, frères et sœurs, et parfois grands-parents. Le mal-être d’une personne (souvent un enfant ou un adolescent) désigne comme étant « le patient », celui qui va mal.

La thérapie familiale permet :

de dépasser la crise : le symptôme de l’enfant en difficulté dans une famille est généralement le point de départ de la thérapie. Le but est de comprendre à quoi « sert » ce symptôme, pour amener la famille toute entière, vers une lecture différente du problème et vers d’autres solutions.

  • de rompre le cercle infernal dans lequel la famille fait « toujours plus de la même chose » et comment chacun participe au problème.
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  • de déceler les non-dits. Il s’agit d’explorer les problèmes transmis de génération en génération. Certaines pathologies familiales naissent à partir d’un secret de famille ou de souffrances qui n’ont pas été résolues dans les générations précédentes (voir à psychogénéalogie).